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28.02.2008

What goes arround

Je mets du vernis rose sur mes ongles, mes yeux sont très maquillés, je prends ma bouteille de vin blanc et vais passer la soirée avec des copines. Nous sortirons ensuite en soirée étudiante ou mes oreilles devront subir du Guetta et du R'n'B. En même temps, il y a quelque chose d'authentique dans ces soirées que j'avais perdu depuis bien longtemps. Ces personnes me font un bien fou alors que mon esprit est morose et toujours aussi tourmenté. Ce sont bien les seules.
Il ne me reste plus qu'un mois avant mon départ en stage, je n'ai jamais été aussi heureuse de tout quitter pour m'enfuir.

17.02.2008

sunday night

Je savais que la confrontation allait être douloureuse. Elle l'est toujours plus forte et violente, surtout depuis que j'ai quitté la maison. Rentrer chez ma mère et voir que depuis le divorce de cet été, sa situation financière est deplus en plus difficile. Je fais constamment l'autruche quand on s'appelle, préfère rester chez mon père qui lui, est à l'abris du besoin. Je la vois trimer pour des clopinettes. Je la vois galèrer et fatiguée. Cette vision de descente m'est insupportable. La vie est vraiment pourrie. Bosser toute sa vie et rester au bas de l'échelle, tout en bas. Vouloir s'en sortir, mais ne jamais y arriver.
Je sais qu'elle souffre, beaucoup trop, je sens en elle l'humiliation d'en être arrivée là et ne pouvoir rien faire, cette humiliation d'être au bas de l'échelle.
J'essaie de me convaincre que je n'aurai jamais la même ve qu'elle, que je m'en sortirai quoiqu'il arrive. Je ne veux pas penser qu'il y a quelques années on vivait tous les 5 dans une belle maiso, qu'on allait en vacances tous les ans et souvent au restaurant. Tout à changé pour elle quand elle a décidé d'être enfin heureuse pour elle et quitter mon père. Tout a alors basculé pour elle, la balance penche du mauvais côté depuis, chaque jour de plus en plus bas. 
 
J'écoute Souchon en repensant à ces années d'enfance bénies, je n'arrive vraiment pas à accepté la dure réalité de la vie.

16.02.2008

Crackead

Je rentre enfin chez moi dans le sud. Retrouver des odeurs familères, la chaleur et se faire dorlotter quelques jours. Je sais que ce sentiment de quiétude ne durera que quelques heures. Dans peu de temps je chercherai à nouveau ma place et une seule chose m'importera: rentrer dans le nord et reprendre ma vie d'étudiante. En plus de me chercher, j'ai depuis quelques temps l'impression de chercher aussi ma place ou que je sois. Une impression d'être à nouveau le cheveux sur la soupe. Je ne suis plus vraiment à l'aise nullepart, même plus avec les personnes qui me sont chères et proches. Je me pose mille questions, encore et toujours. Je m'épuise dans cette quête et ces questions, pédaler dans le vide dans une quête improbable, une quête de quoi? Je ne sais même plus. Je me suis perdue dans un immense et épais brouillard.
 
Etre à un endroit puis vouloir le quitter immédiatement pour un autre. Une lassitude permanente des choses. Une vie qui défile et je suis seule. Ce sentiment de solitude me pèse toujours autant et dans mon rejet parfois de cette nouvelle amie qui elle est en couple n'est autre qu'une certaine jalousie envers elle et son bonheur d'être à deux. Cette critique dure et permanente n'est autre que ma jalousie et mon mal-être qui parlent. Je ne suis qu'une sale petite envieuse incapable de s'assumer elle même.

15.02.2008

Willfrite

Une semaine de séminaire avec ma promo. Des personnalités qui se dévoilent, des certitudes de plus en plus fondées mais un sentiment de vide à l'intérieur. Je m'attache de plus en plus à certaines personnes, la simplicité, la franchise et la sincérité sont les maitres mots de notre groupe. Malgré tout cela, mon moral joue avec mes nerfs oscillant entre une joie de vivre excessive et des moments de blues déroutants. Des up and down constants, la fatigue et je meffondre en larmes sans trop savoir pourquoi. J'essuie mes larmes afin d'éviter quelque justifiction auprès de mes amis et souris à nouveau la crise passée. Tout cela m'épuise énormément. Je dois faire face à l'évidence, je ne serai sans doute jamais véritablement heureuse.

06.02.2008

A knife for the girls

Il est temps que mon corps se repose enfin, que je puisse dormir plus de 4 heures à la suite. Je sens la fatigue physique et psychologique s'acumuler mais je ne dors pas pour autant. Aussitôt les lumières s'éteignent que mon esprit s'agite. Le réveil est particulièrement difficile.
Dans une semaine je prendrai le même chemin que nous avions pris avec R et M.adoré pour notre trip Belge en mars dernier et arborerai un sourire franc au passage de la frontière.

03.02.2008

Cry baby cry

Je ne supporte donc plus la pression. Je suis incapable de retenir mes larmes depuis une demi heure. Je n'arrive pas à me raisonner, me calmer. La parole de trop d'une personne de ma classe que je croyais être mon ami m'a fait basculer. Je ne sais pas ou je vais. Tout est flou, je n'ai plus envie de rien, ni de me battre ni le relever la tête et réalise petit à petit que je ne serai sans doute jamais vraiment heureuse et que toute fuite est vaine. Je suis vraiment à bout de tout  mais personne ne s'en soucie vraiment.
Ma mère avait  oublié que j'étais en partiels. 

02.02.2008

Weekend without make up

J'enchaîne les jours. Je les vois défiler devant moi au rythme des partiels passés. Apprendre par coeur des dizaines de pages et recracher. Je prépare mon voyage et mon stage, regarde mon passeport quinze fois par jour en pensant au moment ou j'embarquerai pour là bas, où je quitterai ce quotidien pesant en France.
J'attends de rentrer chez moi, revoir ma famille et il me tardera à nouveau de les quitter quelques jours seulement après mon arrivée.
 
Mes amies de promo m'appellent les unes après les autres pour me raconter leurs peurs et leurs doutes. Malheureusement, je suis devenue trop pudique pour me confier à qui que ce soit. La peur de décevoir, surtout d'ennuyer. J'encaisse, ça forge.

01.02.2008

Brainstorm

Presque une semaine de partiels passés et il ne me reste plus que 13 épreuves à passer. J'angoisse au fur et à mesure que le temps passe et qu'on m'explique les modalités exactes pour passer en M2. Une mission presque impossible pour moi puisque je foire toutes les matières à chiffres et que ces mêmes matières ne sont pas compensables. Bref, un mécanisme bien compliqué pour en arriver à la même conclusion: je ne me sens pas du tout à la hauteur.
 
Alors que j'ai toujours été une élève plus que bonne, raflant les mentions ou félicitations à chaque fois, travailleuse,  réussisant à avoir deux licences d'un coup, je me retrouve cette année moyenne. Certes je dois être l'une des meilleures de ma spécialité mais comparé au niveau général, je me situe pour la première fois dans la moyenne. J'ai du mal à encaisser. Je mérite sans doute des claques, mais pour moi, les choses de valent pas la peine d'être vécues si ce n'est pas pour faire partie des meilleurs. Je me sens en constante compétition avec les autres, cherchant toujous la perfection, à impressionner, à être volontaire. Quand je vois que cette année, ces efforts sont vains, je me sens totalement désemparée et incapable de plus rien. Je n'arrive plus à relever la tête et à foncer. J'en entends déja certains se réjouir de ma chute. Je remonterai de plus belle.
 
 

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