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28.12.2007

Showdown

Comme un retour de boomerang mes larmes me sont revenues en pleine face, sans prévenir. Une parole de trop, une phrase de trop en plein coeur et me voila à pleurer sur ma piteuse vie. Le désir non caché de ma mère de vouloir recommencer sa vie ailleurs me brûle de coeur. Ses complaintes sur sa vie ici et ses difficultés m'arrachent les tripes. Un accrochage de plus, une tentative de dialogue entre elle et moi avortée et me revoila revenue au point de départ. Je suis incapable de dialoguer, m'enferme comme une huitre à la moindre difficulté.
J'envie ma situation il y a quelques années, ces années ou je me posais moins de questions, ou la vie était moins dure, où j'étais presque anesthésiée, où je ne mesurais pas la dimension des choses, quand j'étais cette petite chose blonde et fragile, encore protégée par mon univers familial ultra présent et un petit ami aimant.
Ma vie est désormais une suite de questions sans réponses, de doutes, de pulsions que je ne peux contrôler, je suis devenue mon propre enfer. 

27.12.2007

Love souvenirs

J'ai 22 ans aujourd'hui.

J'ai reçu un petit mot, une attention de tous les gens que j'aime ou apprécie. Le plus important était là peu importe du reste, même si mes grand-mères m'ont oubliée.
 

J'attends avec impatience lundi soir. Je pourrai commencer mon réveillon le 30 avec ceux que j'aime, la voix de la raison m'en empêche, pour le moment...Je me retrouve incapable de faire des choix.

 

I have hugs for you if you were born in the 80's. 

26.12.2007

Times of my life

Noël en famille et j'explique pour la 20ème fois mon projet professionnel sans que personne ne comprenne vraiment. Je suis pour ma famille la petite bourgeoise de la ville, celle dont on ne comprends pas vraiment l'envie pressante de tout quitter et traverser l'Atlantique. Je suis effectivement bien différente de mes cousins qui eux ont choisi de s'installer dans le village de mes grand-parents, comme leurs parents avant eux, à la campagne. Je sens l'incompréhension et la déception dans les yeux de ma grand-mère. 
 
Je n'ai aucune envie de me plonger dans mes cours, malgré l'échéance des partiels à la rentrée. Je range mon passeport, mon césame, et m'évade m'imaginant dans quelques mois là bas.
 
Je passe devant mon ancien lycée, collège et le film de mon adolescence défile devant mes yeux. Je repense alors à celle que j'étais avant tout en regardant dans la vitre celle que je suis devenue, une certaine fierté mélangée à la nostalgie. Nostalgie de cette insouciance adolescente, quand notre seul soucis est de savoir si le beau gosse de 1ère S 5 va nous regarder entre le cours d'histoire et le cours d'anglais. J'ai perdu mes illusions mais pas mes rêves. Je connais la réalité de la vie et son âpreté. La rencoeur et la déception.  
 
La vie chez ma mère suit son cours. Il est évident que sa vie est loin d'être facile et comprends mieux désormais son envie de s'éloigner de son quotidien. Je ne peux m'empêcher de vouloir hurler face à cette injustice de la vie. Je la vois lutter en permanance contre tous les éléments, elle plie, se courbe, mais je sais qu'elle ne pourra pas tenir éternellement comme ça. 
 
 

24.12.2007

Merry Happy

Le réveillon de Noël dans quelques heures. Je fais les dernies achats avec mon frère et ma petite soeur ne tient plus en place. Mon coeur reste froid et hermétique à l'excitation ambiante. Je culpabilise de mes sentiments, de mon état d'esprit, cette insatisfaction chronique qu'est ma vie. Je pleurerai intérieurement ce soir. Sans doute à cause de tout ce que j'ai accumulé cette année. Ces coups encaissés dans mon ventre,chaque fois plus fort. Les quelques paroles de la mère de R ce matin, sentir dans sa voix que mon appel lui a fait plaisir a suffit à me donner le sourire.
 
Je regarde dérrière moi une dernière fois cette année 2007 qui s'achève, l'année la plus difficile de ma courte vie. Un enchainement d'événements heureux mais surtout douloureux. Grandir en une année et se rendre compte enfin de l'emprise que l'on a sur sa vie et les choix que l'on prend. Prendre conscience pour la première fois de sa construction, de la réalité de sa vie, des conséquences de tout ça.
 
Recevoir les félicitations de réussir tout ce que j'entreprends et de feindre d'encaisser les coups et les déceptions sans broncher. Sourire malgré tout et afficher une joie de vivre inébranlable. L'envie de vengeance, la rage pour ce que la vie m'a fait subir est bien là. Elle est mon moteur. Prouver que je réussirai ma vie. Je suis amenée à faire de belles choses. J'en suis convaincue, je crois en moi malgré les moments de découragement fréquents. 
 
Je me sens forte mais triste, heureuse mais faible. Ma vie est une suite de contradictions dont je suis le plus bel exemple. 

23.12.2007

My soul

Le retour dans le sud a été épique. J'ai encore du subir les grèves, d'Air France cette fois et payer mon billet de retour à prix d'or, pour avoir la chance de rentrer chez moi pour Noël. Ce pays me scandalise de plus en plus.
Un mail de M. Adoré, et un sourire sur mes lèvres. Mon coeur s'accélère en pensant au nouvel an que nous allons passer. Une boule de joie, d'excitation et mes mains moites trahissent mon impatience.
 
Noël demain soir avec mes soeurs, mon frèr, ma mère et son nouveau compagnon. Une situation étrange à laquelle je vais devoir désormais m'habituer.
 
 

22.12.2007

Nicest Thing

Je marche dans les rues de ce quartier de Paris sans but précis, juste pour voir les commerçants s'afferrer de bon matin, chouchouter leurs premiers clients, le tout dans une ambiance de Noël particulière et dans un froid qui brûle ma peau.
J'attends mon vol pour rentrer dans le sud, enfin.
R m'a offert une place pour le concert de Kate Nash en mars. Depuis longtemps un cadeau ne m'avait pas autant réjouit et fait plaisir, vraiment.

18.12.2007

Cold night

Deux semaines de stress à préparer cet oral. Deux semaines à modifier, lire, relire, pour au final louper cet oral. Je me déteste à ce moment précis de ne pas avoir su gérer. Je me supporte de moins en moins, me sens indésirable, incapable de faire face aux difficultés, de la montagne qui se pose devant moi. Baisser les bras au moindre échec, tellement moi.
Deuxième soir que je décide de ne pas manger. Le châtiment recommence.

17.12.2007

Standing in the way of control

La pression monte de jour en jour. Les dossiers à rendre, les présentations à l'oral, les rattrapages de cours à cause des grèves, le stage à organiser. Je deviens excécréble et intolérante lorsqu'une copine n'arrive pas a gérer son stress avant notre oral. Je suis de plus en plus intolérante face aux faiblesses des autres. Sans doute une façon de ne pas me renvoyer aux miennes et croire que je suis devenue immuable. Mon comportement est aussi affreux quand cette même camarade, que j'adore malgré tout, n'a pas la même capacité de réaction immédiate que moi et traîne, quand elle est incapable de prendre une décision ou même de se prendre en mains. Je me revois alors deux ans auparavant. Je sens que je peux retomber à tout moment dans cette faiblesse et ce manque de confiance en moi. Je sais que j'ai du potenciel, je crois en mois mais l'équilibre est fragile et menace à chaque seconde de retomber dans la facilité, chose que je me refuse catégoriquement. Mes réactions exessives trouvent leur source dans cette peur de retomber. Si seulement elles pouvaient savoir que ma mauvaise humeur n'était pas contre elle(s), que c'est juste une protection contre moi même.
 

13.12.2007

Call the shots

Une odeur de marrons grillés plane dans un froid glacial hivernal. Un soleil perçant, un ciel transparent et je réalise que nous sommes à 15 jours de Noël et de mon anniversaire. Aucune excitation ni attente particulière. Une envie: que le temps passe vite, plus vite encore et que ma boule au ventre disparaisse. Je continue à ficeler mon voyage. Régler les détails, que rien ne m'échappe. Je ne peux empêcher mon besoin maniaque de tout contrôler.
J'enchaine les journées de 12h. Des journées à courir, ingurgiter du savoir et stresser. Lorsque j'éteins les lumières de mon appartement, mon cerveau s'agite, se retourne, des milliers de scénarios et toujours la même peur: mon propre échec.
Je m'agace de voir mes camarades de travail incapables de prendre une décision, de travailler tout seuls. Mon impatience se manifeste alors par de longs moments d'absences et mon visage qui se ferme, voire par une ou deux réflexions désobligeantes. Certaines ont compris mon petit jeu, d'autres se vexent. Qu'importe, j'ai le dessus. Un complexe de supériorité parfois que j'ai du mal à vivre. Un défaut qui cache en fait un manque de confiance en soi criant et récurrent.
 
Dans une semaine et un jour je suis dans l'avion en direction du sud, enfin.

10.12.2007

Pressure

Je m'enferme chaque jour un peu plus, écoute d'une oreille, suis à moitié attentive en cours. Je n'arrive plus à me concentrer plus de 5minutes sur quelque chose. Je me sens étrangère à tout mon environnement et je n'ai qu'une hate, rentrer chez mes parents. Un bol d'air vital. Je n'arrive pas à dormir la nuit, trop de pensées et de culpabilité dans mon esprit. Je laisse pourrir les situations, je n'ai aucune envie de m'investir. J'écoute connement. Je mange toujours autant ce qui n'aide pas à me sentir mieux. Les quelques kilos accumulés depuis l'Angleterre se font de plus en plus présents, surtout dans ma tête. Je voudrais que l'on me serre fort, que l'on me caresse les joues et qu'on me laisse pleurer sur son épaule, que l'on m'écoute enfin.

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