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30.09.2007

love is a deserter

Chercher l'ivresse, au maximum. Etre drôle, jolie, appréciée. Une combinaison que j'arrive de plus à en plus à manier. Un apéro chez moi hier soir, ma promo réunie et de vrais liens qui se créent. Une solidarité que je n'avais pas encore vue en 4 ans de fac. Mon estomac souffre des abus de la veille. Mille questions se bousculent dans ma tête alors que je m'endors à 6 heures tout en parlant avec mon "copain" toulousain. Je remets les choses dans leur contexte. Ce toulousain que nous appellerons F. est un très bon ami d'Opa. Nous sommes sortis ensembles une fois l'an dernier mais la distance n'aidant pas...l'affaire avait capoté. Cependant, nous nous appellons régulièrement depuis le début, passons des heures sur msn, des textos réconfortants et la certitude pour lui et pour moi désormais que je suis la personne qui lui faut et qu'il est celle qu'il me faut. Quelqu'un d'indépendant, de sur de lui, protecteur, drôle qui saura parfaitement prendre soin de moi. C'est lui que j'ai appellé quand ça n'allait pas ou que j'avais le cafard ces derniers temps. Il a toujours été à mon écoute et a toujours trouvé les mots justes pour me réconforter et m'apaiser. Il me comprends parfaitement. Cependant, cette complicité et évidence me fait peur. J'ai peur de m'engager dans une histoire aussi compliquée. La distance, l'étranger... je me demande alors si ce ne sont pas de fausses excuses? Sont-elles justifiées? Pourquoi cette peur d'une relation tellement évidente? C'est peut être juste parce que je me sens en manque d'affection en ce moment...

26.09.2007

Ambition

J'ai doublement choqué mes nouvelles amies de fac à l'heure du café à la cafet: j'ai choqué par mon déterminisme à réussir ma vie et mon ambition. Reprenons l'histoire du début. Premier cours d'économie, une professeur avec un cv de 3 pages, plusieurs voyages autour du monde à son actif et intime amie de Strauss-Kahn. Des chuchotements se font alors entendre dans l'auditoire "ah mais comme elle se la pète, elle est pas obligée de raconter sa vie". Je me tais et continue d'être captivée par cette jeune femme de poigne, et dont la réussite ferait pâlir plus d'un. Le débat continue à la cafet. Pour certaines, il est inutile d'afficher sa réussite, ou même d'avoir de l'ambition. C'est alors que je m'indigne. Comment peut-on ne pas avoir de l'ambition à 22 ans. Je suis choquée de voir que certains de mes camarades n'ont pas forcément envie de réussir leur vie professionnelle, ou alors n'aspirent pas à grand chose. Si je fais de longues études, ce n'est pas pour me retrouver avec un salaire à la fin de ma carrière de 1200 euros ... et quand j'ai expliqué que dans la vie, on ne peut de toute façon compter que sur soi même, sa famille et ses amis proches, ou alors que si ce n'est pas moi qui passe devant les autres, ou ne me laisse pas faire, une personne le fera à ma place et que je préfère donc être cette personne déterminée à réussir, j'ai vu les yeux de mes camarades d'agrandir, choqués.
La vie est dure, un combat permanant. C'est la raison pour laquelle je refuse de me faire marcher sur les pieds dans le milleu professionnel et je serai la personne prête à combattre. Je ne veux pas d'une vie tranquille, de bobonne. Je veux du combart, même si c'est difficile. Je veux bien gagner ma vie, réussir, et ne pas avoir honte de montrer ma réussite.

23.09.2007

Last request

Je ne peux m'empêcher de lui en voulir aujourd'hui encore plus. Je ne verrai donc pas ma mère avant Noël. Elle a choisi de partir en vacances au Sénégal la semaine durant laquelle je comptais redescendre pour mes vacances. Mon père travaillant aussi, je me sens abandonnée. Comment peut on encore ressentir un sentiment aussi nul à 22 ans. C'est juste la matérialisation de ma plus profonde peur. Cette peur que j'enfouis depuis toujours et qui remonte à la surface brusquement. Ce sentiment de solitude extrème. Je ne verrai pas ma petite soeur non plus puisque celle là sera chez son père, mon beau-père. Je n'arrive pas à me contenir et pleure maintenant depuis une heure sans pouvoir m'arrêter. Ma faim a disparu et mes mains tremblent. 
Je lui en veux tellement 

22.09.2007

My tears dry on their own

Je me prépare pour aller boire un verre avec mes camarades de promo. Je sais déja que je vais dénoter par mon pett look de fashion petasse. Un masque, une façon de me faire remarquer. Je porte cependant un jean et un haut sobre, le short et les low-boots n'étant pas conseillés dans ma ville . cette ville je ne porte pas dans mon coeur et à laquelle je ne me ferai jamais.
 
Ma boulimie de travail n'a pas suffit à m'évader et les pensées lancinantes me renvoyant à ma solitude ne m'ont pas épargnées cet après-midi. Je me suis donc mise à écouter pathétiquement une multitude de chansons nostalgiques, souvenirs d'époques révolues, de plaies pas encore fermées et qui se réouvrent à chaque fois plus fort. Pourquoi se faire tant de mal? Pourquoi l'humain à cette propension maso, de toujours se trouver des problèmes alors que tout va bien?
Je prends un bain et réfléchis à tout ça...je n'ai pas encore les réponses à mes questions. Peut être un jour, je vais devoir apprendre à être patiente.
 
Je cherche le dialogue avec ma mère, sourde à mes appels, car concentrée à reconstruire sa vie après son divorce difficile. Cependant, je ne peux pas m'empêcher de lui en vouloir. Lui en vouloir de tout le temps devoir appeller pour avoir des nouvelles, lui en vouloir de nous délaisser un peu, sans le vouloir, de nous metre de côté une seconde pour un autre. Réaction égoïste de ma part mais sentiment que je ne peux réprimer. Comme cette colère que je refoule parfois de ne pas pouvoir exprimer les choses, d'en vouloir à ceux que j'aime de ne pas me tendre la perche que je leur tends parfois. 
 
Il est l'heure, en même temps que je mets ma veste cuir, j'enfile le masque de mon personnage. 
 
 

21.09.2007

Solita

Je m'enferme dans une boulimie de travail. Ingurgiter des notions, l'actualité, lire, encore et encore. Ne pas trop réfléchir ou penser à soi car ça fait mal. Ne pas penser que je passerai ce week-end seule alors que R sera avec notre M. adoré. Cet ami tellement cher à mon coeur que je n'ai pas vu depuis le mois de juin et qui me manque terriblement.
Je ferai alors mon CV en espagnol en vue d'obtenir ce stage chez Arcelor ou je me pencherai plus en détail sur la situation politique du Vénézuela, j'appellerai mes camarades de classe pour aller boire un verre en ville pour surtout ne pas oublier que je serai seule. Je n'ai jamais été aussi heureuse dans ma vie et dans ce que je fais. Mais comment faire face à cette solitude qui ronge? Cette solitude affective qui fait tellement mal...

20.09.2007

Discovery

Je découvre enfin ce que représente le vrai travail à la fac, une masse de travail s'offre à moi et cette rage de tout avaler. Tout assimiler, comprendre et se rendre compte enfin de ses capacités. Etre à la pointe de l'actualité, une qualité dont  je n'avais jamais pu me servir jusque là. Des profs motivants et presque l'assurance d'un emploi à la clé, si expatriation il y a mais expatriation il y aura. M'imaginer dans quelques mois sur ce continent me donne des frissons. Réaliser enfin son rêve de gosse. Mon avenir me semble moins noir qu'il y a quelques temps, il se dessine peu à peu.

Je découvre aussi la solidarité et l'entente d'une classe. Une petite promo et déja les numéros de téléphones circulent, tous conscients qu'il va falloir se serrer les coudes. Quelques personnes de ma classe seront, je le sais déja, plus que des connaissances de fac. 

18.09.2007

the one

Mes journées sont remplies commes elles n'ont pas été depuis longtemps. Mon cerveau travaille et s'échauffe parfois, les cours toujours plus intéressants s'enchainant à grande vitesse. Avec ma nouvelle acolyte que j'appellerai A. bis, nous sautons de groupe en groupe bien conscientes que notre réseau se construit maintenant. Discuter, flatter, encourager et rassurer. Nous avons de nombreux atomes crochus et je sais déja que nous formerons une bonne paire les deux prochaines années à venir.

Il y a cependant derrière ce masque que je porte une voix intérieure qui me pousse encore à vouloir être la meilleure: exposer sa culture au détours d'une question dont seul le prof connait la réponse, parler un espagnol presque parfait, tout cela avec une fausse modestie qui me caractérise parfois. Une façade, un masque qui cache un manque de confiance évident. Le tout est de ne pas le montrer, de sourire et de donner l'impression d'être sure de soi. Cela marche très bien pour le moment.

Je suis déja submergée de travail, mais mon dieu que j'aime ça. 

17.09.2007

Bang bang

Un gentil voisin accepte de partager sa connexion wifi avec moi. Je revis rien qu'à l'idée d'avoir internet à nouveau chez moi.

Première journée de cours et le ton est déjà donné: une masse de travail considérable, rapidité et efficacité. Une montagne devant moi que je suis prête à escalader. Une motivation qui ne flanchera pas. S'accrocher, un sacrifice qui en vaut la peine. Etre la meilleure et donner cette impression d'être sure de soi lors de la présentation devant ses nouveaux camarades. Ne pas montrer ses faiblesses et expliquer fièrement son parcours de double licenciée.

Je sympatise avec cette fille et  pense avoir trouvé la bonne alliée pour cette année.

14.09.2007

Beaufville

Je prends peu à peu mes marques dans cette nouvelle ville, austère. Je sais que ne je me ferai pas à cette ville et ses habitants. Je crée peu à peu mon réseau, contacte les uns et les autres pour ne pas être seule, ces personnes rencontrées sur Myspace ou par d'amis d'amis. Je récupère des numéros et m'immisce. Ma fac est minuscule, de même que le centre ville froid . Sa population n'a pas de style et je m'ennuie.

J'ai envie que l'on secoue la bouteille, j'ai envie d'explosions. Je veux aussi une connexion internet chez moi. En attendant, je me connecte à la BU, comme tous ces étudiants miteux autour de moi.

06.09.2007

Alta velocidad

Le temps file sous mes yeux sans que je ne puisse y faire quelque chose. Profiter des derniers instants avec sa famille, ses soeurs et faire semblant que tout va bien, une minute. L'édifice menace de s'éffondrer à chaque instant et les doutes et les peurs peuplent mes nuits. La peur d'affronter ce futur proche, la peur de rater sa vie et son nouveau départ. Vivre dans cette expectative qui ronge mon esprit. La peur également que certaines choses changent, de voir s'éloigner certaines personnes qui me sont très chères. La peur de ne pas pouvoir être enfin l'acteur de sa vie, de la voir défiler sous ses yeux sans pouvoir faire grand chose. Faire semblant.
Je subis un gros vide affectif. Une demande qui ne se trouve pas comblée... une grande envie de pleurer, encore et toujours au fond de ce gouffre d'où personne ne m'entends.

 

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