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22.09.2007

My tears dry on their own

Je me prépare pour aller boire un verre avec mes camarades de promo. Je sais déja que je vais dénoter par mon pett look de fashion petasse. Un masque, une façon de me faire remarquer. Je porte cependant un jean et un haut sobre, le short et les low-boots n'étant pas conseillés dans ma ville . cette ville je ne porte pas dans mon coeur et à laquelle je ne me ferai jamais.
 
Ma boulimie de travail n'a pas suffit à m'évader et les pensées lancinantes me renvoyant à ma solitude ne m'ont pas épargnées cet après-midi. Je me suis donc mise à écouter pathétiquement une multitude de chansons nostalgiques, souvenirs d'époques révolues, de plaies pas encore fermées et qui se réouvrent à chaque fois plus fort. Pourquoi se faire tant de mal? Pourquoi l'humain à cette propension maso, de toujours se trouver des problèmes alors que tout va bien?
Je prends un bain et réfléchis à tout ça...je n'ai pas encore les réponses à mes questions. Peut être un jour, je vais devoir apprendre à être patiente.
 
Je cherche le dialogue avec ma mère, sourde à mes appels, car concentrée à reconstruire sa vie après son divorce difficile. Cependant, je ne peux pas m'empêcher de lui en vouloir. Lui en vouloir de tout le temps devoir appeller pour avoir des nouvelles, lui en vouloir de nous délaisser un peu, sans le vouloir, de nous metre de côté une seconde pour un autre. Réaction égoïste de ma part mais sentiment que je ne peux réprimer. Comme cette colère que je refoule parfois de ne pas pouvoir exprimer les choses, d'en vouloir à ceux que j'aime de ne pas me tendre la perche que je leur tends parfois. 
 
Il est l'heure, en même temps que je mets ma veste cuir, j'enfile le masque de mon personnage. 
 
 

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