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25.04.2007

Drop the pressure

Deux partiels écoulés, deux échecs. Une perte de confiance au moment ou la copie arrive devant mes yeux. Mon cerveau se vide. Je panique. Je connaissais bien mon cours ce matin, je me l'étais encore récité ce matin. Mais devant cette feuille, plus rien de sort, mon esprit est vide, 20 minutes à regarder les autres écrire. 

Je n'ai jamais eu peur pour mes partiels, juste l'appréhension que tout le monde peut avoir. Mais pas de peur panique. Je connais très bien mon cours, j'ai une bonne réflexion. Juste que cette année,  mes notes ont été moyennes en espagnol au premier semestre alors que j'ai eu mention B au deug. De plus, mes deux dernières années en fac de communication m'ont donné l'impression de régresser plus qu'avancer. J'ai perdu la confiance en mes capacités. J'éprouve une frustration immense de ne pouvoir montrer ce dont je suis capable, ce que je vaut.

De grosses larmes sont en train de couler sur mes yeux et mille questions trotent dans ma tête. Je suis dans le creux de la vague, devant moi une montagne. Tant pis, j'irai aux repech.

Je ne supporte pas l'échec, mon échec. Ayant toujours tout réussi par moi même du premier coup, je n'arrive pas à concevoir, que parfois, les choses sont plus difficiles, et qu'on ne peut pas tout réussir du premier coup. Je me braque et stagne. J'ai loupé mon permis la première fois où je l'ai passé, la seconde j'ai paniqué et tout loupé. J'ai quand même fini par l'avoir mais après combien de crises de larmes et d'angoisses.

Grandir c'est aussi accepter l'échec, son échec. Alors je me remets au boulot et je réussirai la prochaine fois. La prochaine matière est mon point fort.  

16.04.2007

Worst

La vie est cruelle. Elle fait mal. Elle me fait souvent mal en ce moment. Cette note ne sera pas gaie du tout.Je ne peux raconter ça à personne d'autre. Mais c'est le seul moyen que j'ai trouvé pour enlever une partie de ce poids qui me pèse maintenant depuis presque deux ans, depuis que mon beau père est tombé malade. Car cela fait deux ans que mes épaules sont subitement devenues plus lourdes. Il est devenu petit à petit dépressif et maintenant suicidaire.

Il a donc une malformation des artères qui a fait qu'au mois de décembre on a du lui emputer un bout de la jambe car le sang ne circulait plus. J'ai vu son état psychique se dégrader petit à petit. Sa souffrance était telle qu'il a finalement vécu cette opération comme un soulagement, un nouveau départ après tant d'années à souffrir. Il a donc passé 6mois dans un centre de rééducation, je le voyais le week endquand je rentrais à le maison. Il avait repris du poids, des couleurs, le sourire, la gaité.Je ne pensais pas que c'était une facade. On lui a donc mis une prothèse et il a commencé la rééducation, petit à petit il avait retrouvé son autonomie. Il nous racontait ses péripéties au centre, ses nouveaux amis de galère. Il semblait à nouveau heureux.

Seulement, il est revenu à la maison jeudi dernier, et depuis son état  psychique s'est dégradé. J'ai appellé ma mère tout à l'heure et elle ma raconte qu'hier il a voulu faire une TS. Mon frère a surpris une conversation entre lui et ma petite soeur de 7ans (enfin ma demi-soeur puisque c'est sa fille) lui expliquant que son papa allait aller au ciel, qu'il ne fallait pas être triste. Je passe les détail,ça me fait trop mal. Mon frère a donc appellé ma mère, absente de la maison, car il voulait aller à la plage avec ses médicaments. Ma mère et des amis ont réussi à l'en dissuader. Mais il n'a pas le droit de faire ça à ma petite soeur, elle n'a pas mérité ça, elle est trop petite pour ces histoire d'adultes. Il est lâche. Il n'a pas le droit de nous faire ça à nous. Il a pas le droit de baisser les bras. Il n'a pas le droit de la détruire car lui souffre. Il n'a pas le droit de nous détruire. Il refuse de retourner au centre de rééducation, ne prends plus ses anxiolitiques. Je sens ma mère démunie. Je ne sais pas comment elle fait pour tenir. Je l'admire. Elle est telleemnt forte pour faire face à tout ça. Je sais qu'elle souffre. J'ai vu mon frère pleurer, lui qui ne montre jamais aucun sentiment. Et moi dans tout ça, à 200km de là, impuissante, j'ai mal, j'ai cette boule au ventre, cette rage, mélée à de la culpabilité. Je ne dois pas me sentir coupable. Cette rage, cette envie de lui crier qu'il n'a pas le droit de partir comme ça, de nous abandonner. On l'aime. On a pas le droit d'abandonner les gens qu'on aime. On a pas le droit. On a pas mérité une vie comme ça. Non. On a assez souffert comme ça. Je sais que j'ai une vie géniale, envie de la croquer à pleines dents. Je veux être heureuse. je ne peux pas m'accomplir pleinement si je sais que ma famille ne va pas bien. Car en même temps c'est ma mère, mon frère et mes deux soeurs qui souffrent. Mon frère de 19 ans, ma soeur de 16 ans qui est partie cette semaine chez mon père car c'était trop dur pour elle, trop sensible comme moi. Une petite fille de 7 ans n'a pas le droit de voir son père se laisser mourir.

Nous non plus. Je vais essayer de cacher mes yeux rougis, ma douleur pour garder la face. Je ne peux pas craquer en ce moment, la marche de manoeuvre est trop difficile, trop courte. Les échéances définitives sont trop proches. 

13.04.2007

Even worst

Comme si ma journée ne pouvait pas être plus pourrie, j'ai eu un trou dans ma caisse de 6euros. Car oui, dans la grande chaine de cinéma aux 3 lettres rouge où je bosse, on doit calculer soi même la monnaie: s'il y a plus d'argent, c'est pour le cinéma et s'il y en a moins, la caissière paie la différence de sa poche.

Rajoutons à cela pas mal de bourdes qui seront évidemment répétées et amplifiées par ma perfide collègue. Il ne me reste plus qu'à aller vivre dans un monastère au Tibet.

A moins que je me dise qu'il ne me reste qu'une semaine de ciné, à bucher et..les vacances...

J'opte pour la deuxième option. 

Femme au bord de la crise de nerfs....BIS

Même si cette note appartient à ma rubrique la vie simple elle relatera ma vie pas simple du tout.
Comme vous le savez très bien, je le répète assez souvent d'ailleurs, je suis en période de révisions intenses, doublée d'une session caissière au cinéma le soir. Autant vous dire que je savoure mon temps libre à ne rien faire.

Je pensais donc que j'allais pouvoir passer mon après midi tranquille à réviser mes cours avant d'affronter les clients tellement charmands en ce moment du cinéma. C'était sans compter le secrétariat dela fac.

Il convient quand même rappeller ici tous les problèmes que j'ai pu avoir cette année avec ces charmantes secrétaires du secrétariat de la fac:

-Elles ont perdu 2 de mes copies d'examen
-Elles ont perdu un papier important que je devais faire signer pour toucher une bourse (affaire en cours)
-Elles n'ont pas pu me délivrer un papier (calendrier de partiels) qui prouvait que 2 de mes partiels tombaient le même jour et à la même heure.

 (Liste non exhaustiv)

La liste me parait bien courte...j'ai du oublier quelque chose au passage...humhum.
Bon et cet après-midi, j'ai appris que mes oraux allaient être bougés de 2 jours (je ne pourrai donc pas commencer mon stage le même jour que tout le monde, ce qui implique de contacter: ma maitre de stage, le secrétariat général de la fac afin de changer la date sur la convention). De plus, ces cruches ne m'ont pas inscrites aux oraux. Je dois donc revenir à la fac lundi pour voir la responsable de ce fameux secrétariat et lui expliquer que moi, A.G, est bien décidée à passer mon oral de littérature et de civilisation ce 3mai 2007.

 

Pour rajouter à mon MALHEUR, le postier a décidé de ne plus distribuer mon courrier (mon ancienne convention de stage,refaite depuis mais à remodifier; voir ci-dessus, a été perdue, de même que mon contrat d'assurance et mes contrats de Sécu...YOUHOU)
Je vais donc passer mon lundi matin de repos à courir à la Poste centrale, je m'attends à me faire trimballer à droite et à gauche pour tenter de savoir OU SE TROUVE MON COURRIER.

A cela rajoutons la leçon de vie mon père:" mais ma fille, tu vas devoir composer avec des incapables, tout le monde n'est pas aussi consciencieuse que toi, ne compte que sur toi..." Papa, je voulais que tu me rassures, pas que tu m'enfonces.

Pendant tout ce temps, je n'ai pas pu réviser, et cerise sur le gateau, mon magnifique carré plongeant ne veut plus de mettre correctement depuis que j'ai lavé mes cheveux. Je suis toujours aussi jeune et TOUTE SEULE.

La contrariété me fait manger, je vais donc aller manger du taboulé.M*** ALORS

Mais à part ça, JE VAIS BIEN. 

10.04.2007

wind

Amapola ou un moulin qui brasse de l'air, qui brasse, qui brasse....

Toute seule, c'est rien

Je viens d'aller voir Ensemble c'est tout, un vrai petit bonbon à la menthe, tout aussi rafraichissant. J'avais lu le livre et je l'avais dévoré et deux jours. J'ai fais de même pour le film!

Seulement, il me renvoie à la figure ma condition de jeune fille de 21 ans, seule et désespérée Non je n'irai pas jusque là.Je garde le mot seule.

Je suis en train de manger mon taboulet, enroulée dans mon plaid et célibataire. Célibataire. Je déteste ce mot. Cela fait 6mois que ce mot me poursuit. Alors oui, c'est bien, je peux faire ce que je veux, je n'ai pas de contraintes et tout ça, mais bon la trop c'est trop. Je n'ai même pas une personne sur qui fantasmer ou faire mes films. Personne en vue. J'aime bien être célibataire mais pas intermittences. Pas pendant 6mois.  Mon célibat choisi est maintenant SUBI. Même pas d'amourette je vous dis.

 

06.04.2007

rechute

Je me sens seule et démunie aujourd'hui. Une rechute. Je pleure sans raison. Le poids de mes soucis pèse trop lourd. Mais quels soucis? Mes partiels?PFFFF

Je me sens seule et je pleure. Ne pas craquer maintenant, j'en ai pas le droit. Il me manque vraiment une autre épaule sur qui m'appuyer, une épaule masculine, une autre épaule que celle de R. Je ne veux plus qu'elle me voit pleurer.
Ma famille me manque. Les appeller pour du réconfort mais rien ne change. Envie de me goinfrer. 
 

Overbookée

Ma vie est très chargée en ce moment. Je viens de recevoir mon planning des partiels, tout se concrétise et arrive à grands pas. Je ne me sens pas du tout prête et surtout pas motivée du tout. Deux licences en jeu.

En plus de mes révisions la journée, je travaille le soir comme caissière au cinéma. Hier je prends mon poste, premier client, première boulette: l'imprimante qui s'emballe et en plus de cela j'avais sorti une mauvaise place avec la mauvaise réduction. Quelques clients plus tard et beaucoup de sourires plus tard, je suis épuisée mais j'ai fait un bon chiffre et la direction est contente. Le sourire fait presque toujours vendre, j'en suis la preuve. Quand on fait un métier avec un contact avec le client, je ne conçois pas ne pas être aimable. Je me suis même surprise à faire des blagues, j'étais totalement à l'aise. Quand je vais dans un café et que la serveuse est désagréable, vous pouvez être surs que je n'y remettrai plus JAMAIS les pieds.

Bref sur cette note inutile et sans interet, je pars réviser... il me tarderait presque la vie active. J'en ai vraiment assez d'être assise bêtement à mon bureau à travailler mes cours.....jamais contente.

 

03.04.2007

Wonderbar Road Movie

J'ai vécu ce weekend un vrai road movie....je l'attendais avec une telle impatience. J'etais tellement excitée de récupérer R au Taf, et route vers le nord. A Poitiers nous avons retrouvé notre troisième moitié, la personne qui manquait pour que notre bulle soit au complète: M. Nous avons fêté nos retrouvailles dignement avant de reprendre la route pour un chateau 3 étoiles à deux pas du château d'Amboise. Après une nuit magique (n'allez rien vous imaginer) nous avons pris la route pour la Belgique.

Lunettes de soleil, ultralookées, nous denotons totalements dans le paysage des aires de repros, Les routiers nous regardent avec envie et nous jouons de cette situation avec notre ami M à qui nous donnons volontiers la main. Des questions se posent dans la tête des gens. Nous sommes déja ailleurs, nous nous changeons pour mettre notre tenue de soirée: tous en blanc et lunettes de soleil fashion. Nous sommes magnifiques.

Nous arrivons en Belgique sans même s'en rendre compte et le spectacle commence. Une explosion de sensations, un spectacle enorme, un feu d'artifice dans le palais des sports, la musique qui pénètre nos corps, cette communiion avec les autres, mais surtout entre nous 3. Cette symbiose inexplicable, cet aimant qui nous attire nous colle, nous ne pouvons nous détacher, une amitié inexplicable. Mais pourquoi chercher à expliquer quelque chose d'aussi fort, que nousmême ne comprennons pas vraiment.

chemin de retour en douceur, les yeux encore émerveillés. Nous dormons dans un hotel à Lille, mangeons d'excellents suhis. Le retour est plutôt calme. Nous relaissons M. ce n'est pas la fin de notre expédition mais le début de la prochaine. Le manque se fait dessuite sentir. 

Un périple digne de nous, dignes de notre amour les uns envers les autres, une amitié, la rencontre d'une vie. Deux piliers comme dit R. Je me suis vraiment rendue compte que M. comptait plus que je ne le pensais. Ses paroles réconfortantes, l'impression de grandir vite plus vite, mieux, sa sagesse, son humilité, sa générosité.

 

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