19.06.2008

Que sera

Nous partons en week-end, lui et moi. J'essaie de ne pas pnser à un futur nous et me sens déconnectée avec ma vie française. Des préocupations qui me semblent bien lointaines. Il va pourtant falloir un jour se reconnecter avec la réalité, peu à peu.
 
Epanouïe dans ma vie personnelle, ma vie de stagiaire est un fiasco. Je subis les affres d'une collègue sexuellement frustrée et jalouse, jalouse de l'image radieuse que renvoie.

17.06.2008

Solta o frango

Je suis toujours surprise des stratagèmes que j'ai pu mettre en place pour ne pas souffrir à cause de S. Je l'ai fait souffrir, je l'ai rejetté, je suis allée avec d'autres hommes...tout ça pour ne pas pleurer. Ne pas pleurer parce qu'il me manquera, parce que sa peau me manquera, ses caresses et ses attentions. J'essaie en vain de me détacher le plus possible de ses bras, de son regard et de ses attentions. Les défenses tombent une à une, il ne reste presque plus rien de la carapace que je m'etais construite. Il suffit d'un regard pour que je m'apaise et me laisse enfin aller. Tout est évidence et simplicité.
Samedi, assise à cette table, sa famille, ses amis, et moi au milieu. Une prise de conscience que j'enfouis au fond de moi, que c'est vraiment et avec personne d'autre que je veux être, pour les années à venir. Il n'en saura rien.
 
Je me réveille anxieuse ce matin, une boule de stress au ventre. Je me suis rendue compte que je ne serai pas éternellement ici, que le départ se rapproche. Pourtant rien ne me manque en France, et réalise que je suis en train de construire ma vie ici. Ma vie vient à peine de commencer. 

11.06.2008

Empty streets

Le mot est lâché, je t'aime, un petit gloussement, ce n'est pas drôle et je le pense vraiment. Je me retrouve comme prise au piège.JE le vois lutter, chercher des réponses à mon silence de ces quelques jours, à ma soudaine envie d'air. Il lutte, il lutte et je jubilerais presque de le voir souffrir. En réalité je souffre bien moi aussi, je souffre à chaque mot de sa part, à chaque réalité qu'il me renvoie en pleine figure. Je me sens désarmée et c'est  bien moi qui lutte, je lutte contre moi même. Mon rejet de son corps car je n'ai pas envie de souffrir, je n'ai pas envie de pleurer à l'aéroport dans deux mois.
J'ai découvert ce que c'était l'amour ce soir, A. 

07.06.2008

Gatita

Mon permier rapport de force avec S. Je m'insurge et sens mes faiblesses. Il n'enverra pas de message pour s'excuser, je n'en enverrai aucun pour m'excuser d'avoir rejetté avec ardeur ses bras. Une nouvelle ère s'ouvre alors, celle du conflit, ce moment où on se connait assez pour tenir tête à l'autre sans avoir peur de le faire fuir. Tout ce que j'ai détesté de ma relation avec mon premier amour me revient en pleine figure. Je deteste tout cela. Je voudrais seulement être à nouveau seule, tout affronter seule, me plier à la vie seule, ne plus dépéndre de quiconque.

je me sens ridicule à attendre un texto qu'il ,n'enverra pas, ni ce soir, ni demain. 

J'ai eu envie d'embrasser ce soir M tellement fort que je me suis sans doute trahie seule.

 

01.04.2008

French kisses

Je suis enfin rentrée dans le sud pour une semaine avant mon départ. Le temps est aussi maussade que mon moral, pour changer. Je pense toujours autant au week-end que je viens de passer et des deux dernières nuits dans ses bras. Lui, J. que j'ai rencontré il ya quelques mois et que   j'avais complètement zappé car insignifiant à mes yeux. Il y a deux semaines nous nous sommes revus, puis avons passé ce week-end ensemble. Il ne s'agit pas cette fois-ci d'un simple manque d'affection que je cherche à combler. Il s'agit d'un vrai coup de coeur n'ayant aucun avenir, un de ceux qui s'avorte de lui même, avant même d'avoir commencé. Ses mains sur moi et mon corps qui frissonne.
 

17.03.2008

Romance in Durango

Il y a quelque chose que je n'explique pas et qui est assez étonnant que je ressens quand je parle avec G.

G. est l'ami de potes de classe que j'ai vu pour la seconde fois il y a deux semaines lors d'une soirée. Un sentiment étrange m'a alors envahi en entrant dans sa voiture, un sentiment de déja vu, de familier et de terriblement rassurant. J'étais attirée comme un aimant. Nous avons ensuite passé la soirée chacun de notre côté, toujours se surveillant du coin de l'oeil. Il se débrouille d' obtenir mon mail à nos amis et discutons depuis sur msn. Une étrange ressemblance entre nous deux, les mêmes goûts musicaux et exactement les mêmes groupes qui nous écoutons en boucle, le même sport pratiqué pendant des années et nous nous sommes croisés aux championnats quelques années auparavant sans se connaître.

Je n'arrive pas à expliquer ce qui se passe, mais je crève d'envie de le revoir.

27.01.2008

Die hard movie girl

Mon prof de langue (plus jeune que moi au passage) avec qui j'étais sortie la semaine dernière après notre soirée arrosée avec ma classe est venu voir un film chez moi. Je ne sais plus si c'est moi ou lui qui s'est invité. De toute façon le résultat est le même. Il est parti à midi sans trop savoir quoi me dire ni quoi faire, tout gêné, pensant sans doute à sa copine restée à 8000km. Je me souviens qu'il nous l'avait présentée quand elle était venue le voir il y a quelques mois, une fille fade,banale, sans style particulier. Si elle avait su que quelques temps après son mec allait se taper la brunette aux yeux bleux du premier rang...

Une amie m'appelle immédiatement pour un compte rendu détaillé de ma soirée, demain, toute la classe sera au courant. Certains penseront alors que je suis une salope sans chercher à comprendre. Qu'importe.

Alors que la semaine dernière j'étais désespérée à l'idée de ne plus le revoir, qu'il me rapelle ou non dans la semaine m'est complètement égal. J'avais juste besoin de voir que je plais.

05.11.2007

heartbreaker

Mon week-end a été un fiasco. Les relations amoureuses sont vraiment trop compliquées pour moi. Je suis finalement bien seule et célibataire. Je passais donc le week-end chez l'un des meilleurs copains d'Opa avec qui j'étais sortie il y a de cela quelques mois et avec qui depuis j'entretenais une "relation" virtuelle, prenant bien soin de tout stopper quand je voyais l'animal s'attacher ou démontrer trop d'affection à mon égard et de reprendre comme si de rien n'était au moment de mes faiblesses affectives, sachant pertinament qu'il serat à mes pieds. Quand il m'a proposé de me payer le billet d'avion pour passer un week-end avec lui, j'ai sauté à pieds joints sur l'occasion.
 
Il me paie le resto tous les jours, nous trouve sur le net 2 billets pour LE match de la saison du Stade Toulousain alors que le match se joue à guichet fermé et me retrouve à l'embrasser, mais le courant ne passe pas du tout de mon côté. Je le trouve fade et pas à mon goût. Une dispute, et cette impression d'être revenue quelques années en arrière avec mon premier amour. Je rejette totalement cette "relation" que j'ai plus ou moins provoqué, il a les larmes aux yeux quand il m'explique qu'il tournera la page à ce "nous" que je n'ai pas voulu construire, blablabla... ces mièvreries me fatiguent. Il me dégoute encore plus quand, hier soir, il me fait remarquer que cela fait 10 mois que nous nous sommes rencontrés jour pour jour. Il me tarde de prendre l'avion ce lundi matin, hate de me sentir à nouveau libre. Je dois encore supporter son silence pesant et ses larmes quand il me laisse dans l'aérogare.
Je suis bien triste pour lui, d'autant plus que je l'apprécie énormément. Nous ne sommes faits que pour être amis. 

19.10.2007

On my mind

Il y a des rêves qui sont tellement vrais qu'au réveil on ne sait plus vraiment distinguer la réalité de celui-ci. Après avoir rêvé que je fais du ski avec Sarkozy, j'ai rêvé d'un repas de groupe avec mon premier amour, moi, des rivales en face de liu qui le courtisent et moi. Nous nous sommes embrassés à la fin. Tout cela semblait si vrai, ses gestes, sa parole, son rire et sa réaction. Tout cela me plonge dans une nostalgie malsaine ce matin. Je reprends donc le dessus sur la situation comme j'ai tellement l'habitude de le faire, une dure journée m'attends, j'aigüise mes armes. 

30.09.2007

love is a deserter

Chercher l'ivresse, au maximum. Etre drôle, jolie, appréciée. Une combinaison que j'arrive de plus à en plus à manier. Un apéro chez moi hier soir, ma promo réunie et de vrais liens qui se créent. Une solidarité que je n'avais pas encore vue en 4 ans de fac. Mon estomac souffre des abus de la veille. Mille questions se bousculent dans ma tête alors que je m'endors à 6 heures tout en parlant avec mon "copain" toulousain. Je remets les choses dans leur contexte. Ce toulousain que nous appellerons F. est un très bon ami d'Opa. Nous sommes sortis ensembles une fois l'an dernier mais la distance n'aidant pas...l'affaire avait capoté. Cependant, nous nous appellons régulièrement depuis le début, passons des heures sur msn, des textos réconfortants et la certitude pour lui et pour moi désormais que je suis la personne qui lui faut et qu'il est celle qu'il me faut. Quelqu'un d'indépendant, de sur de lui, protecteur, drôle qui saura parfaitement prendre soin de moi. C'est lui que j'ai appellé quand ça n'allait pas ou que j'avais le cafard ces derniers temps. Il a toujours été à mon écoute et a toujours trouvé les mots justes pour me réconforter et m'apaiser. Il me comprends parfaitement. Cependant, cette complicité et évidence me fait peur. J'ai peur de m'engager dans une histoire aussi compliquée. La distance, l'étranger... je me demande alors si ce ne sont pas de fausses excuses? Sont-elles justifiées? Pourquoi cette peur d'une relation tellement évidente? C'est peut être juste parce que je me sens en manque d'affection en ce moment...

Toutes les notes